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L'approvisionnement en animaux
Les animaux utilisés en science peuvent être obtenus de diverses sources, incluant les organismes agricoles, les éleveurs commerciaux et les programmes de colonie d’élevage interne. Ils peuvent également provenir du milieu sauvage ou, dans certaines provinces, de refuges pour animaux (bien que ce ne sont pas toutes les provinces qui le permettent). Les éléments liés à l'acquisition des animaux peuvent avoir une influence sur la mise en pratique de la réduction et du raffinement. L'utilisation d'animaux de première qualité (c'est-à-dire exempt d'organismes pathogènes, n'ayant pas subi de stress provoqué par l'environnement et, dans la mesure du possible, génétiquement défini) est essentielle afin de réduire le nombre d'animaux utilisés sans compromettre les objectifs scientifiques de l'étude. Lors de l'acquisition d'animaux, les choix effectués affectent également la mise en pratique du raffinement dans un protocole expérimental. Par exemple, les expériences vécues par un animal pendant les phases de son développement déterminent son comportement social et, pour ces motifs, les conditions présentes dans les installations d'élevage où l'animal est maintenu auront une incidence sur son bien-être général futur.
De plus, comme chaque espèce possède un ensemble unique d’exigences en matière de transport, de quarantaine, d'acclimatation et de conditionnement, il est recommandé de consulter les lignes directrices du CCPA et la documentation pertinente concernant les espèces à l'étude, de même que des spécialistes.
Les animaux de ferme
D'autres considérations peuvent s'appliquer afin d'obtenir des animaux de
fournisseurs dont le rôle primordial n'est pas de fournir des animaux pour des
utilisations scientifiques, comme les organismes agricoles. Lors de
l'acquisition d'animaux de parcs à bestiaux ou de fermes, ou encore dont
l'origine est inconnue, une évaluation de l'état de santé du troupeau doit être
exécutée. À la suite de leur acquisition, ils doivent être mis en quarantaine
conformément aux procédures normalisées de fonctionnement établies, afin de
minimiser la propagation de maladies dans les installations.
L'achat de bovins préconditionnés (sevrés, castrés, vaccinés au moins 30 jours avant d'être vendus et ayant déjà été alimentés au moyen de mangeoires) est recommandé afin de réduire la détresse chez l'animal et d'assurer l'efficacité de la vaccination. Dans la mesure du possible, des bovins sans cornes doivent être utilisés. Si cela est impossible, il serait alors souhaitable de se procurer des bovins dont l'écornage a été réalisé de manière éthiquement acceptable, c'est-à-dire que des anesthétiques et des analgésiques ont été utilisées . Les bovins ayant des cornes ne doivent pas être achetés. Si les bovins doivent subir un écornage dans l'établissement de recherche, l'intervention doit être faite avant l'âge de 3 mois et des méthodes de réduction de la douleur appropriées doivent être utilisées. Les bovins marqués au fer ne doivent pas être achetés. Le marquage au fer est une procédure invasive très douloureuse et d'autres moyens pour identifier les bovins devraient être utilisés. (Des ressources et des renseignements additionnels sur ces procédures peuvent être consultés sur le microsite dans la section La recherche agricole et les Trois R).
Pour la volaille, il est important d'obtenir des renseignements sur leurs conditions d'élevage de sorte que toute détresse causée par des changements dans leur environnement peut être minimisée par une introduction graduelle de ces changements. Les normes de gestion et de bien-être animal du fournisseur doivent être au moins aussi rigoureuses que celles de l'institution où les oiseaux seront utilisés. Pour les études à court terme où le contact humain est restreint, ou pour lesquelles les variables faisant l'objet de la recherche sont moins affectées par la détresse animale causée par la manipulation ou d'autres procédures reliées, il peut être approprié d'acheter ou de capturer des oiseaux adultes. Cependant, pour les projets à long terme qui demandent un contact étroit entre les oiseaux et les humains, il peut être préférable d'élever les oiseaux dès la couvée afin de les imprégner avec un objet ou une personne affectée à leur soin pour diminuer la détresse psychologique des oiseaux et leur peur des humains.
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Les entreprises qui se spécialisent dans l'élevage d'animaux pour des fins scientifiques constituent une source fréquente pour se procurer de nombreuses espèces animales. Les animaux doivent seulement être obtenus de fournisseurs de bonne réputation. Les chercheurs et les institutions peuvent s'assurer que leurs fournisseurs commerciaux gèrent leurs installations selon des normes élevées de bien-être en effectuant des visites pour examiner l'élevage du fournisseur et, au besoin, demander que les améliorations jugées nécessaires soient apportées. La participation au Programme du CCPA ou à d'autres programmes d'accréditation peut également fournir une garantie de normes élevées de bien-être. Il faut se procurer, dans la mesure du possible, des animaux préconditionnés (le but du programme de conditionnement est de s’assurer que les animaux soient aptes à être utilisés pour la recherche, l’enseignement ou les tests). Une communication étroite entre les éleveurs ou les fournisseurs d'animaux et les institutions qui utilisent ces animaux est importante afin de :
- équilibrer l'offre et la demande de sorte que des animaux excédentaires ne sont pas produits;
- minimiser le stress lié au transport et au déplacement;
- s'assurer d'une continuité dans l'hébergement et le soin.
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Les colonies d'élevage d'animaux internes doivent seulement être établies lorsqu’elles sont absolument nécessaires. Elles doivent avoir de hautes normes de soin des animaux et être gérées attentivement afin d'anticiper les besoins, conformément au principe de réduction.
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Les chiens et les chats non produits spécifiquement pour la recherche, l'enseignement ou les tests comprennent les animaux obtenus d'une fourrière ou d'un refuge pour animaux, prêtés ou offerts gratuitement à des institutions aux fins de formation pour les étudiants d’un programme de santé animale ou pour les étudiants en médecine vétérinaire, de même que les chiens excédentaires provenant d'élevages propres à d'autres activités, comme les chiens de course et les chiens d’attelage. Certaines de ces utilisations antérieures peuvent occasionner une socialisation inadéquate des animaux. Dans ce cas, ils doivent seulement être utilisés pour des procédures terminales ou celles qui ne comportent pas de manipulation importante de l’animal conscient et la durée du séjour dans les installations avant leur utilisation doit être minimisée et prédéterminée par le comité local de protection des animaux.
Les institutions doivent seulement se procurer des chiens et des chats non produits spécifiquement pour la recherche, l'enseignement ou les tests quand elles ont une entente bien définie avec la direction de l'organisme qui les fournit. Il est presque toujours préférable de se procurer des espèces d'animaux d'expérimentation d’élevage standard d'un éleveur ou d'un fournisseur reconnu, sauf si un protocole approuvé présente d'autres exigences.
Il existe des motifs scientifiques et des raisons liées au bien-être pour l'utilisation d'animaux d’élevage ou préparés pour une utilisation scientifique. Les animaux de fourrières (qui ne sont pas produits dans le but d'en faire l'élevage) possèdent des génotypes, des expériences comportementales et des profils de maladies inconnus. Les modifications physiopathologiques, qui peuvent être associées au parasitisme, aux infections chroniques et à un état nutritionnel médiocre, fréquemment observées chez un animal non conditionné, représentent des variables expérimentales non contrôlées. Ces facteurs peuvent fausser les résultats obtenus et affecter leur reproductibilité et leur interprétation. En revanche, l'utilisation d'un animal d’élevage ayant un état de santé bien défini maintient le nombre d'animaux au minimum (réduction). Les animaux faisant l'objet d'élevage doivent toujours être utilisés dans le cadre des tests réglementaires.
Les animaux d’élevage sont moins susceptibles d’avoir un bien-être compromis que les animaux qui ne sont pas produits à ces fins, car ils sont habitués dès la naissance à vivre dans un environnement de laboratoire, où ils ont probablement toujours reçu les soins vétérinaires et alimentaires appropriés et eu des rapports sociaux avec les humains. De plus, ils sont souvent habitués ou conditionnés aux procédures expérimentales (p. ex., les prélèvements sanguins). En revanche, les animaux non produits spécifiquement pour la recherche, l'enseignement ou les tests ne sont pas familiarisés avec ces expérimentations et peuvent éprouver une plus grande détresse psychologique (p. ex., la peur et l'anxiété).
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Les chercheurs qui capturent des animaux sauvages doivent à la fois respecter une éthique rigoureuse de la conservation des habitats et du traitement respectueux des animaux et transmettre cette éthique aux étudiants ainsi qu'aux employés. Les chercheurs doivent choisir la méthode qui a le moins d'incidence sur les animaux et sur l'écosystème local, de même que celle qui est la plus sûre pour toutes les parties concernées. Avant d'entreprendre des projets de capture sur le terrain, les chercheurs doivent :
- obtenir les permis nécessaires;
- bien connaître les espèces à l'étude, leur réaction aux perturbations et leur sensibilité aux méthodes de capture et de contention;
- bien connaître les avantages et les inconvénients des méthodes existantes de capture d'animaux vivants;
- s'assurer que la méthode de capture proposée est efficace et adaptée à l'espèce de même qu'à la situation pour permettre de minimiser toute détresse ou blessure chez les animaux utilisés pour l'étude, ainsi que de réduire la capture d'espèces non ciblées;
- avoir suivi une formation sur la méthode ou la technique choisie afin de l'utiliser correctement;
- prendre toute mesure pour éviter la capture de femelles ayant des petits;
- élaborer un plan afin de protéger le bien-être des animaux à la fin de l'étude.
(Cette section s'inspire de la documentation disponible sur le site Web du NC3Rs et des documents de référence du CCPA)
Pour de plus amples renseignements sur l'approvisionnement en animaux, les ressources suivantes peuvent s'avérer utiles :
Ressources conçues par le CCPA
Ressources en ligne
- « Animal Models & Strains Search Engine », dans Institute for Laboratory Animal Research (ILAR). [en anglais seulement]
- Un moteur de recherche qui indexe et exécute des recherches
seulement dans les sites Web des fournisseurs et des organes d'archivage
mentionnés sur la page des liens (Links) de ILAR.
-
Mouse Databases, dans National Centre for the Replacement, Refinement and Reduction of Animals in Research (NC3Rs). [en anglais seulement]
- Ce site Web contient une liste exhaustive, classée en
sous-sujets, des bases de données sur les souris (p. ex., les souris
transgéniques et les souris knock-out). Chaque base de données est
accompagnée d'une courte description des renseignements qui y sont
fournis.
- « Preparation of Animals for Use in the Laboratory », dans
ILAR Journal, vol. 47, n° 4, 2007, p. 281-381 [en anglais seulement]
- HAWKINS, P., MORTON, D.B., CAMERON, D., CUTHILL, I., FRANCIS, R., FREIRE, R., GOSLER, A., HEALY, S., HUDSON, A., INGLIS, I., JONES, A., KIRKWOOD, J., LAWTON, M., MONAGHAN, P., SHERWIN, C. et TOWNSEND, P. « Laboratory birds : refinements in husbandry and procedures », dans
Laboratory Animals, vol. 35, Supplément 1, 2001, p. S1-163. [en anglais seulement]
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